lundi 8 décembre 2008

Un printemps 2009, chaud ?

Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur, et éditorialiste à la République des Pyrénées, est pessimiste sur la résolution de la crise, par le plan de relance du mari de Carlita, et de ses conséquences sur le plan social. Conclusion, on est mal barrés !

"Panique à bord "

S’IL EN ETAIT BESOIN, c’est un signe. Un signe de panique. Jean-Claude Trichet, jusque là très rigide dès qu’il s’agissait de baisser ses taux directeurs, vient d’opérer la plus forte réduction de son histoire à 2,50 %, annonçant du même coup une récession en zone euro en 2009. Dans les entreprises où plans sociaux et mesures de chômage technique se multiplient, c’est également la panique. Et, évidemment, aux sommets de l’Etat où l’on craint de plus en plus une "série d’affrontements sociaux". Le conseiller social de l’Elysée aurait fini de casser le moral des participants à une récente réunion en lançant : "en quarante ans de carrière, j’ai toujours refusé d’annoncer que le printemps ou l’automne sera chaud. Mais aujourd’hui je pense que tout peut être chaud"(1). D’autant plus que tous les spécialistes s’accordent à dire que le pire est devant nous. D’où le discours d’hier à Douai, où le volontarisme du Président a pu se donner libre cours. Investissements de l'Etat, effort des collectivités locales et des entreprises publiques, et soutien renforcé aux grands projets : le surplus direct de financement public est estimé à 10,5 milliards d'euros. Une " accélération sans précédent ", selon Nicolas Sarkozy. Un plan de relance essentiellement consacré à l'investissement public. Mais en favorisant l’investissement, Nicolas Sarkozy donne les verges pour se faire battre. Une fois de plus il privilégie les grandes entreprises, l’Etat ayant décidé de leur payer leurs dettes, sans compter de nouvelles exonérations de charges. A côté de ça, le chèque de 200 euros destiné aux bénéficiaires de RSA (ex-RMI) fait figure d’aumône : 760 millions par rapport aux 26 milliards engagés. Pour l’opposition, il faudrait soutenir "massivement la demande" avec une "baisse de la TVA, une hausse des allocations comme l'allocation logement". "Les Français sont les grands oubliés de ce plan", "trop tardif et fragmentaire pour endiguer l'ampleur de la crise", déclarait hier le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. A côté, la "Sarkozette", reprise de la "balladurette" et de la "juppette", une prime à la casse de 1000 euros qui fait un peu bricolo, l’industrie automobile en crise grave ayant besoin de solutions autrement radicales, même si les mesures de soutien au logement paraissent plus cohérentes.
Par Jean-Marcel Bouguereau(le vendredi 5 décembre)
(1) D’après le Canard Enchaîné

Effarant...le dopage et son jargon

Toute corporation a son langage, le cyclisme obéit à la règle. Souvent la langue est là, non pour être pendue, mais pour dissimuler un secret. Afin de permettre à ceux qui pratiquent le langage des signes, notamment pendant le Tour de France, de comprendre le parler métaphorique de la dope, nous passons en revue les termes branchés évoquant les « raccourcis chimiques » cérébraux, cardiorespiratoires, musculaires. Autrement dit les petits noms de famille donnés par le peloton aux produits dopants. Au passage ce jargon, par sa seule existence et son importance, constitue la preuve que les géants de la route ne marchent pas tous à l’eau claire. Dans le vélo l’homme est parfois traité comme une machine, on n’invente pas fortuitement des expressions telles que « billes de 4 », marcher aux « boulons de 18 » pour faire avancer des « chargeurs réunis ». (source : Bakchich)
Le Petit dico de la dope ici : http://www.bakchich.info/article4037.html


dimanche 7 décembre 2008

Plus belle la vie

Même la presse anglaise s'intéresse au succés du soap opéra, PBLV, qui avec avec environ 6 millions de fidéles, tous les soirs sur le service public, à 20h20, énerve TF1 !
La ville de Marseille, elle, y trouve son compte, avec un tourisme en hausse.
Pour lire l'article de Lizzy Davies, dans The Observer (traduction en français):
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=92261

Do you know Noam CHOMSKY ?

Il existe des américains, qui méritent d'être connus. Lui, l'est déjà de par le monde. Mais, qui est-il ? Un intellectuel médiatisé, comme il y en a tant ? Daniel Mermet -animateur de l'émission "Là bas si j'y suis" sur France Inter- et Olivier Azam, ont réalisé, cette année, un film docu CHOMSKY et COMPAGNIE, qui est une rencontre avec ce décrypteur de l'histoire de son pays, dont il a démonté depuis la guerre du Vietnam les ressorts idéologiques, les manipulations médiatiques, dans le cadre de la propagande de guerre autant militaire qu'économique.

Noam Chomsky, né Avram Noam Chomsky le 7 décembre 1928 à Philadelphie en Pennsylvanie, est professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology. Considéré comme le fondateur de la grammaire générative et transformationnelle, il est également célèbre pour son engagement politique et se définit lui-même comme un anarchiste socialiste.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Noam_Chomsky


L’ouvrage de Noam Chomsky et Edward Herman, Manufacturing consent, vient de reparaître dans sa version intégrale sous le titre La fabrication du consentement : une nouvelle édition revue et actualisée, une nouvelle traduction aux Editions Agone. Les auteurs font la lumière sur la tendance lourde, par les médias, à ne travailler que dans le cadre de limites définies, et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer, plus ou moins consciemment, à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

Ce qui est intéressant, pour nous, c'est que nos propres médias utilisent les mêmes moyens, les mêmes ressorts, les mêmes motivations, les mêmes raisons, que leurs confrères U.S., pour nous "enfumer"!

Pour en savoir plus :
http://www.acrimed.org/article3010.html
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/BRICMONT/15109

samedi 6 décembre 2008

jeudi 4 décembre 2008

Race, un mot tabou, aujourd'hui ?

Une polémique, sur l'utilisation publique du mot race s'est faite jour, récemment, suite à une émission sur Arte et dans laquelle était invité Eric ZEMMOUR, journaliste au Figaro, par qui le scandale (?) est arrivé. Alors, le mot race, est-il la marque du racisme de celui qui l'emploi ?
François MICLO -philosophe et éditeur -à pondu, à mon avis, un très intelligent billet, intitulé "Petit manuel pour bien niquer sa race", enrichissant et bien argumenté.

Qui a dit ?


"Le pouvoir de dire non, en fait, n'existe p..., existe, et le pouvoir de dire oui, non, parce que, chaque pouvoir équilibre l'autre, dans un mouvement de paralysie quasi générale"

Un indice, l'homme qui à prononcé cette phrase, au cours d'une allocution, posséde plusieurs cerveaux biens irrigués.

Pour vous marrer, il vous faut absolument visionner le Petit Journal, du 3/12, de Yann BARTHES sur C+, ici
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-perd-l-equilibre-_a93985.html?PHPSESSID=687cb6cbeda117e0c6656e207cd2fe2c