mercredi 7 janvier 2009

Marcel GAUCHET

A voir sans attendre la vidéo de l'émission ,"Le temps de penser" , du 16/10/08, sur la chaine LCP Assemblée Nationale , 26 minutes d'intelligence, pour mieux comprendre la "crise".

Né en 1946, Marcel Gauchet est un historien et philosophe, actuellement directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, au Centre de recherches politiques Raymond Aron et rédacteur en chef de la revue "Le Débat".
Quelques "balises", ci-après, pour cerner sa pensée :

« On ne peut saisir les raisons de l'incertitude où s'enfoncent actuellement les démocraties sans avoir élucidé au préalable la manière dont elles se sont extirpées de la crise du libéralisme. Ce qu'il s'agit de dégager c'est la révolution de l'être-ensemble qui aura été la vraie révolution du XXème siècle, la révolution silencieuse dissimulée derrière ses convulsions, une vraie révolution puisqu'au travers d'elle l'humanité a trouvé le moyen de se structurer indépendamment de la religion, puisqu'elle inaugure un nouveau mode de coexistence à l'échelle de l'aventure humaine. » (Marcel Gauchet, « La crise du libéralisme », page 18)

« Plus le pouvoir tombe entre les mains du peuple, dans le principe, plus il s'éloigne de lui en pratique. D'où la recherche d'un vrai pouvoir du peuple qui s'engage, en rupture avec le mensonge bourgeois, recherche dont l'exaspération ne cessera plus de croître, durant des décennies. » (Marcel Gauchet, « La crise du libéralisme », pages 55 et 56)

« En pratique, la liberté dissocie, divise, sépare, oppose. Elle délie et disperse les individus ; elle démultiplie les travaux et les rend étrangers les uns aux autres. Pis, elle désolidarise les classes et les jette les unes contre les autres. Elle scinde l'Etat des citoyens, sans parler des rivalités sans merci qu'elle installe entre les peuples. » (Marcel Gauchet, « La crise du libéralisme », page 303)
« Tâchons de ne pas être dupes : les droits de l'homme pourraient n'être qu'une façon d'éviter (...) les questions qui naissent de l'effondrement du projet de société forgé au cours d'un siècle et demi de mouvement ouvrier (...). Ils pourraient surtout, et c'est le point qui mérite plus particulièrement qu'on s'y attache, ne faire que fournir un nom enviable à l'impuissance. Car si l'on entend par politique une action qui cherche à se donner les moyens de l'exigence qui la porte, alors les droits de l'homme, on ne saurait trop fortement y appuyer, ne sont pas une politique. » (Marcel Gauchet, Le Débat N°3, juillet-août 1980)

Bibliographie :





mardi 6 janvier 2009

Dessins d'humeurs !


Dans l'ordre, dessins de Pétillon, Charb et Goubelle. Merci à eux.
Pour commencer l'année, dans la joie et la bonne humeur !









dimanche 4 janvier 2009

Bonne année...2009,


Plus exactement, j'espère qu'elle ne vous sera pas pire, que celle écoulée. Bien que l'on puisse en douter, puisque notre excité de première, persiste et signe : on continue dans la continuité, les réformes. Mais, puisqu'on vous dit que, tout ça, c'est pour votre bien !
En attendant, dansons sous le volcan...
Education, hôpital, précarité, moral des ménages, économie, les sujets de souffrances et d'inquiétude ne manquent pas.

vendredi 2 janvier 2009

La STARCK Academy









"L'homme n'a besoin de rien de matériel, seulement de capacité à aimer."

"...quand la barbarie est de retour, oubliez les belles chaises, les beaux hôtels. Il y a des priorités. (...) Voilà pourquoi j'ai si honte de faire ce métier". Le Figaro 28/03/08

Etonnantes ces déclarations du "Pape" du design, non ?

Ce qui ne vous empêche pas d'aller sur le magnifique le site de Philippe STARCK, et de baver sur ses créations : http://www.starck.com/


Designer prolifique et inventif, il est devenu le créateur incontournable des années 80. Communicateur opportuniste, autant que doué, il a su fournir aux médias un mélange savamment dosé d’intellectualisme, de démagogie et de spectaculaire, à l’image de son homologue en architecture, Jean Nouvel. Dans les années 1980, pour la Golden Society des années Mitterand, Philippe Starck a représenté, dans l’effervescence branchée du moment, la légitimité du renouveau qu’elle attendait. A la suite des politiques, toute une classe urbaine aisée, avide de reconnaissance sociale, s’est offert à moindre coût et à moindre effort, une étiquette design aisément reconnaissable. Philippe Starck a d’abord su vendre sa propre image, comme un produit de consommation de masse fortement médiatique. De nombreuses sociétés ont fait appel à ses services pour réveiller une image de marque désuète. L’effet et le logo STARCK jouaient à plein, pour médiatiser des produits, dans lesquels le confort d’utilisation était parfois sacrifié à l’impact publicitaire.





Au delà des controverses qu'ont suscitées en France ses réalisations et son ego surdimensionnés, Philippe Starck demeure l’un des designers français contemporains les plus connus à l’étranger.




Il est récompensé de tous les prix et "awards", en France, aux États-Unis ou en Italie. Créateur de l’Année, Grand Prix du Design Industriel, Oscar du Design, Commandeur des Arts et des Lettres, Compasso d’Oro, et bien d’autres.


(sources diverses)











































Modern Art

Oeuvre de Jean Widmer (1974)
Centre Pompidou

Vous aimez l'art , le Musée National d'Art Moderne - Centre Pompidou - met en ligne de nombreuses "ressources", dossiers thématiques divers, et l'essentiel de sa collection, plus de 60 000 oeuvres !

A voir ici http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Pedagogie.nsf/0/766702B325C42288C1256DA400556EA9?OpenDocument&sessionM=4&L=1

jeudi 1 janvier 2009

Fiat lux(e)

Matisse Le luxe (1907) au Musée d'Art Moderne Georges Pompidou


Votre pouvoir d'achat est en berne, depuis quelques années, et rien ne vient vous rassurer. Dites vous qu'il y a plus malheureux que vous. Maintenant, si vous tenez à vous faires mal, visitez le blog du luxe http://www.leblogluxe.com/actualit/index.html

"Quand on montre le luxe au peuple , dans les jours de disette et de détresse, il ne se dit pas que ce luxe le fait vivre, qu’il lui est utile. Il se dit qu’il souffre et que voila des gens qui jouissent. Quand la foule regarde les riches avec ces yeux-là, ce ne sont pas des pensées qu’il y a dans les cerveaux; ce sont des évènements."

Victor Hugo







Comme lui !


Une nouvelle fois, merci à C H I M U L U S, pour son talent.
A lire Les voeux rêvés de Sarkozy pour 2009 par Jean Matouk économiste