mercredi 7 mars 2012

Laïcité et démocratie



"On peut avoir horreur de quoi que ce soit : minarets, clochers d’églises, blasons de franc maçons, tee shirts "Ni dieu ni maître" ...quand on n’est pas laïque et qu’on pense que sa propre philosophie est la seule valable, ce qui est stupide.Cela va très loin aujourd’hui quand on entre dans le débat politicien : des imbéciles considèrent que la France ne serait pas la même chose que l’ensemble des Français avec leurs différences, et qu’ainsi une gauche au pouvoir serait une usurpation. La démocratie ne connaît pas l’usurpation, les usurpateurs furent ceux qui prirent le pouvoir sans être élus par le peuple tout entier.Pour vivre ensemble différents il faut relativiser nos propres certitudes, et surtout ne jamais chercher à les imposer aux autres !"
C. BARRATIER

lundi 20 février 2012

Promesses et inégalités






Petite devinette, qui a dit ? :
« La moralisation du capitalisme financier demeure la priorité. Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année. »
Réponse :
Nicolas SARKOSY (discours de Toulon -sept 2008).

Et qu'apprend-on par la presse, que les patrons du CAC 40, perçoivent -c'est une moyenne - l'équivalent de 260 fois le SMIC, soit 342000 €... par mois.
Il est vrai qu'ils ne se sont augmentés , en 2011, que de 34 % !
Et vous, de combien avez vous été augmenté en 2011 ?

Où sont passées les promesses de pouvoir d'achat pour la France d'en-bas ?

Mais, oui, bien sûr, c'est la faute à la crise.

jeudi 9 février 2012

Goude very good


Le musée des Arts Décoratifs à Paris nous invite, jusqu'au 18 mars prochain, à une rétrospective d'un "auteur d'images", comme il se définit lui-même, Jean-Paul GOUDE.


Artiste-précurseur, manipulateur d’images, tour à tour illustrateur, directeur artistique, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude travaille aussi bien pour la presse, la musique que la publicité. Il est avant tout un créateur qui a su inventer un style, un univers, et peut être même comme l’évoque avec humour le titre de l’exposition, une mythologie personnelle.

Cette expo s'intitule "GOUDEMALION" en référence au mythique Pygmalion, roi de Chypre.
Pour voir le diaporama :

mercredi 8 février 2012

Déclaration d'amour


Merci à TROPICALBOY

Extrême-droite

On ne sait pas toujours ce qu'est réellement l'extrême-droite. D'autant, que Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, ne s'en revendique pas. Alors, je vous conseille la lecture d'une analyse savante de Nicolas Lebourg, chercheur, spécialiste de l'extrême droite.

"Suite à son périple autrichien, Marine Le Pen a été confrontée à des accusations de complaisance envers le nazisme, auxquelles elle a répondu par la condamnation des "totalitarismes" quels qu'ils soient. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy testait à son encontre une nouvelle critique : Marine Le Pen ferait " une campagne d'extrême gauche ". Face à une telle confusion des termes, il importe de remettre du sens dans les mots. Sans procès d'intention ni amalgame, il faut repréciser que Marine Le Pen appartient pleinement à la famille politique de l'extrême droite, et pour cela définir ce terme et son histoire.

D'où vient l'extrême droite?

Dès le début du XIXe siècle sont en place les qualificatifs politiques : extrême droite, droite, etc. Cependant, ils correspondent surtout à la vie parlementaire : jusqu’à la Première guerre mondiale, les citoyens ne se classent guère eux-mêmes sur l’axe droite-gauche. Le mot extrémiste n’apparaît dans le débat public français qu’en 1917, la presse française l’utilisant pour fustiger les bolcheviques qui viennent de prendre le pouvoir en Russie. C’est seulement en réaction à "l’extrême gauche" que l’on va se mettre à désigner "l’extrême droite". Ensuite, l'opposition soit au communisme soit au fascisme cristallise la conscience de soi de chaque camp.

Donc, dans la formation même de l’usage du mot se trouvent quelques idées notables : le conservatisme, la réaction au communisme, la révolution entendue comme moyen de rétablir l’ordre. Par ailleurs, dès l'origine, le terme a une connotation péjorative, ce qui explique que nul ne s'en revendique jamais. Ainsi, au début des années 1980 quand on demandait à Jean-Marie Le Pen pourquoi il ne se revendiquait pas de cette étiquette, il répondait fort à propos : " il faut le reconnaître : l’extrême droite sent le souffre".

Comme pour tout champ politique, il importe de rappeler que le singulier est une illusion : il y a des extrêmes droites. En particulier, après 1918 se forme la division entre une extrême droite réactionnaire et une autre radicale, révolutionnaire, qui souhaite l'émergence d'un homme nouveau. Si ce distinguo est globalement admis, le débat entre spécialistes n'a jamais permis de dégager une définition internationalement admise de "l'extrême droite".

Comment définir l'extrême droite ?

Il existe toutefois des traits communs qui couvrent le spectre de l'extrême droite sans aboutir ni à indifférencier ses composantes ni à amalgamer l'extrême droite avec d'autres camps politiques. Le cœur de la vision du monde de l'extrême droite est l'organicisme, c'est-à-dire l'idée que la société fonctionne comme un être vivant. Les extrêmes droites disposent d’une conception organiciste de la communauté qu’elles désirent constituer (que celle-ci repose sur l’ethnie, la nationalité ou la race), qu’ils affirment vouloir reconstituer. Cet organicisme implique le rejet de tout universalisme au bénéfice de l'altérophobie (la crainte de "l'autre") et de l’autophilie (la valorisation du "nous"). Les extrémistes de droite absolutisent ainsi les différences (entre nations, races, individus, cultures). Ils tendent à assimiler celles-ci à des inégalités, ce qui crée chez eux un climat anxiogène quant à leur volonté d’organiser de manière homogène et sécurisée leur communauté. L’utopie est donc celle d’une "société fermée" assurant une renaissance communautaire. Les extrêmes droites récusent le système politique en vigueur, dans ses institutions et dans ses valeurs (libéralisme politique et humanisme égalitaire). La société leur paraît en décadence et l’État aggraver ce fait : elles jouissent en conséquence d’une mission perçue comme salvatrice. Elles se constituent en contre-société et se présentent en tant qu’élite de rechange. Leur fonctionnement interne ne repose pas sur des règles démocratiques mais sur le dégagement des "élites véritables". Leur imaginaire renvoie l’Histoire et la société à de grandes figures archétypales (âge d’or, sauveur, décadence, complot, etc.) et exalte des valeurs irrationnelles non matérialistes (la jeunesse, le culte des morts, etc.). Enfin, elles rejettent l’ordre géopolitique en état.

Où va le lepénisme?

Malgré leur divergences, les Le Pen fille et père se rattachent au même courant interne de l'extrême droite : celui du national-populisme. Ce dernier constitue la tendance la plus classique de l'extrême droite en France depuis la vague boulangiste (1887-1889). Si nous avons déjà eu l'occasion dans cette chronique d'évoquer la nature du national-populisme (en particulier dans cet article sur la définition du "populisme") il importe d'y revenir par rapport à ce débat sur la qualification de Marine Le Pen.

Le national-populisme est installé dans notre vie politique depuis 130 ans. Il n’y a donc pas de sens à le renvoyer à l’image du IIIe Reich, et aucun sens à dire qu’on va l’éliminer par une formule incantatoire. Il participe du système politique français de façon structurante.

Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites dites menaçant de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du "français moyen", face à la trahison d’élites fatalement corrompues. Il est l’apologiste d’un nationalisme fermé recherchant une unité nationale mythique et altérophobe. Il joint des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Il est donc non seulement très éloigné de l'utopie totalitaire mais, de plus, partout en Europe depuis une décennie, il a appris à se vêtir de l'anti-totalitarisme. La politique n'est pas un fait statique et l'extrême droite européenne a globalement rompu avec la tradition fasciste – il faut lire à ce sujet les analyses du politologue Jean-Yves Camus.

Au contraire des idées reçues, le totalitarisme n'englobe pas tous les ennemis de la démocratie de marché. Historiquement, on emploie le terme "totalitarisme" uniquement pour désigner une volonté de représentation intégrale d'une société homogénéisée par l’État, sous l'impulsion d'un mouvement révolutionnaire dont l'idéologie devient une véritable religion civique.

Les extrêmes droites ont su muter lors de la première décennie de ce siècle sur un modèle de défense d’un État économiquement souple et protecteur face à ce qui est dit un "totalitarisme islamiste" antisémite, homophobe, sexiste. Ce discours "anti-totalitaire" vient rationaliser la pulsion altérophobe, y compris dans des segments de la population qui s’y étaient montrés rétifs pour des raisons historiques (voir cet article à ce propos).

Alors, oui l'extrême droite a évolué. Oui, il n'est pas raisonnable de la réduire au nazisme. Oui, elle est une réalité continue de notre histoire politique. Non, il n'est pas sérieux d'assurer que Marine Le Pen participe à un autre camp que l'extrême droite. Et il est saugrenu de croire qu'on peut évacuer cette extrême droite du débat démocratique en jouant au bonneteau avec les "500 signatures", tout en envoyant un ministre de l'Intérieur tenter de récupérer ses suffrages en la singeant."

vendredi 29 avril 2011

Bourrins et bourricots


Non, non, je ne vais pas vous parler de candidats à "La Ferme Célébrités", mais plutôt d'espèces qui prospèrent dans les clubs cyclistes. Comment les détectent-t-on ? Bien évidemment, en action, sur la route, lors des sorties de nos clubs, affiliés à l'une des fédérations du cyclisme, qui aura une vocation sportive, plus ou moins affirmée. Le paradoxe, c'est qu'au sein de la nôtre, qui prône le cyclotourisme tranquille, et curieux des régions traversées, les bourrins et bourricots s'ébrouent en nombre !



Bon d'accord, heureux de l'apprendre, me diriez-vous, mais qu'entend-tu par bourrins ? Sont-ce ces gros chevaux de traits d'antan, affublés d'oeillères ? Et tes bourricots, sont-ce ces ânes têtus et rétifs, qui ont, par extrapolation, inspirés le bonnet d'âne, des nullités de la classe ?



Voilà, voilà...j'explique; surtout pour ceux, pour qui le vélo, en mode sportif, est une aberration. Tous dopés, qu'ils disent ! Entre parenthèses, ce qui est certainement vrai chez les pros, l'est assurément moins chez les amateurs.



Non, mon propos concerne notre manière de concevoir, les sorties hebdomadaires, programmées, de nos jolis clubs de province. N'oublions pas Paris, mais eux, tournent, en rond, au bois de Boulogne ou de Vincennes, je ne sais plus. Et c'est, sans doute ...kif-kif bourricot !



Donc, venons en au fait. Normalement, nous devrions partir, à allure raisonnable, pour ensuite augmenter la cadence. Ce qui n'empêcherai pas, par la suite, de se tirer la bourre, sur la moindre bosse, et de finir la séance, en fin de journée, à bonne allure. Le bourrin, lui, décide que la bonne allure, c'est 35, voire 37 km/h...d'entrée de jeu ! Et les bourricots suivent. Je dois avouer, que j'en fais souvent partie. Le problème, est que ça pose problème, à ceux qui ne sont pas au niveau, ce jour là, pour x raisons. Et, puis, est-ce que vous pouvez parler, un tant soit peu, quand vous êtes au taquet ?




Je ne crois pas être le seul, à avoir des scrupules à laisser un collègue "galèrer" derrière. Le principe de base étant : on part ensemble, on rentre ensemble. Or, il arrive que nous perdions en route, un collègue, qui n'aura pas vu la direction prise au rond-point.



Il suffirait pourtant que les bou...les bons, qui roulent devant, se soucient, de temps en temps, du rythme imprimé au groupe, et surtout, quand il y a changement de direction, qu'ils s'assurent que tout le monde a suivi. Et, puis prendre un peu de temps pour une pause pipi, un grignotage de barre de céréale, c'est pas mortel pour la moyenne horaire.



Voilà pourquoi, l'ambiance sympathique, et la cohésion, au sein d'un groupe, peut, in fine, se déliter.



Il est souhaitable, que la pratique sportive du vélo, dans les clubs, reste un plaisir, un rendez-vous convivial, et ne laisse pas le champs libre au "tout à l'ego".
























































vendredi 25 mars 2011

Magdalena, une cyclo-sportive hors norme.


Certains de ceux qui prennent le temps de venir ici, sur ce blog, pouvaient légitimement s'étonner de l'en-tête de celui-ci, n'y trouvant, souvent, que mes sarcasmes sur la gouvernance actuelle de notre beau pays. Je vous le dit, et vous le confirme, le vélo, la bicyclette, la petite reine, est toujours, et encore, ma passion, mon activité physique préférée.


Aujourd'hui, je rends hommage à une femme, d'origine polonaise, arrivée en France, à l'âge de 18 ans, Aixoise, depuis quelques années, Magdalena de Saint Jean.


Ce qui est exceptionnel, c'est que cette mère de famille de 41 ans, n'a commencé le vélo qu'en 2005 ! En plus de son quotidien familial, avec quatre filles, elle est ophtalmologue libérale.

Où trouve-t-elle le temps de rouler ? 13000 km par an !


Lors de l'Etape du Tour 2009, elle arrive au sommet du Ventoux, et se classe 74e au scratch à 36 min du vainqueur. Les connaisseurs apprécieront la performance.


Après, une première expérience avec le Team Scott Vélo 101 , elle a rejoint, en 2010, le team Ekoï.


Pour en savoir plus, notamment sur son palmarès, allez visiter son blog :






Moi je dis, sacré bonne femme ! Souriante et jolie...en plus !